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Réforme de la PAC : L'approche territoriale, vecteur d'un développement agricole durable

Fin janvier, la Fédération des Parcs naturels régionaux a adressé au Commissaire Européen à l’agriculture des propositions relatives à la réforme de la Politique agricole commune dans un document intitulé : «L’approche territoriale,vecteur d’un développement agricole durable».

Dans ce document, la Fédération, qui rassemble un réseau de 46 Parcs naturels en France, part d’un constat qu’elle connaît bien : la diversité de l’agriculture et de ses enjeux sur des territoires marqués par la diminution du nombre d’agriculteurs.

La Fédération des Parcs naturels régionaux de France rappelle que les nouvelles chartes de Parcs répondent aux grands objectifs de la réforme dans des domaines aussi essentiels que la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles, la lutte contre le changement climatique, le développement rural et l'emploi. Elle propose d’accompagner une agriculture fondée sur la diversité des territoires et des ressources naturelles.

L’agriculture doit en effet être soutenue pour répondre à une demande croissante de qualité des productions et pour développer les pratiques respectueuses de l’environnement. Il en va de même pour la protection et la valorisation des paysages qui vont bien au-delà d’un intérêt touristique évident.

Même si elle évolue dans le bon sens, la Politique agricole commune n’a pas toujours favorisé ces approches. En concentrant les aides sur certaines productions intensives, la PAC a entraîné la spécialisation des productions qui ont eu un impact désastreux sur l’environnement. Pour réussir le tournant environnemental de l’agriculture européenne, la PAC doit s’appuyer sur les ressources des territoires et les projets collectifs qui s’y développent en respectant les spécificités locales, comme le font depuis toujours les Parcs naturels régionaux.
La PAC doit être incitative sur le volet environnemental du premier pilier pour enclencher une évolution vers des pratiques durables qui encouragent le maintien de systèmes fournissant de réels services environnementaux. Le second pilier doit faire l’objet d’une réflexion d’ensemble en intégrant – dans des projets concertés, transversaux et innovants – le développement durable dans toutes ces composantes.

Comme l’a demandé récemment Jean-Louis Joseph, président de la Fédération des Parcs : «Ces mesures devraient être mises en œuvre dans une approche territoriale, de telle sorte que chacune entre dans un projet de territoire […] C’est de cette façon qu’on développera une agriculture plus durable, respectueuse de son environnement – de "ses" environnements – et répondant aux besoins des populations».

Contact presse
Géraldine Falek – Relations presse
gefalek@yahoo.fr - 03 21 54 34 94 / 06 80 21 55 58

publié le

3 février 2011

par :

Thomas Dethorey