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Quelle valeur donner à la nature ? Le paysage comme élément de développement des territoires

 Le  Réseau rural lorrain a organisé le 13 octobre 2015 un atelier sur la monétarisation de la nature.

Cet atelier est le résultat d'un partenariat institué entre entre le Réseau rural lorrain, le Parc naturel régional de Lorraine et l'ENSAIA, qui a notamment permos de mener une étude durant deux ans sur la filière arboricole qui structure les paysages des Côtes de Meuse, et la perception de ce paysage par les habitants.

L'atelier a rassemblé une centaine de personnes : représentants des territoires, hébergeurs situés dans le Parc, associations, partenaires institutionnels,... qui ont été rejoints par une vingtaine d'étudiants de l'ENSAIA et une classe de terminale de la Maison Familiale Rurale de Commercy.

En début d'après-midi a eu lieu un atelier de lecture de paysage panoramique au sommet de la butte de Montsec, animé par le Parc. Malgré un brouillard épais, une cinquantaine de personnes s'y sont retrouvées.

La rencontre a ensuite débuté par une conférence de Léa Tardieu, économiste de l'environnement à l'INRA, au Laboratoire d'Economie Forestière sur l'évaluation économique des services rendus par la nature : enjeux, intérêts, concepts, limites et focus sur les approches en économie du paysage.

Ensuite, les participants ont peu avoir un aperçu de l'application sur le terrain de l'une des méthodes d'évaluation économique des services rendus par la nature ( en l'occurence, des paysages des Côtes de Meuse) à travers l'intervention d'Yves Le Roux, professeur à l'ENSAIA, intitulée " Paysages des Côtes de Meuse : quelle perception par les habitants du territoire et pour les arboriculteurs ?".

Retrouvez l'intervention intégrale d'Yves Le Roux en cliquant ici,

Et une version résumée en cliquant là.

Yves Le Roux a ensuite animé une table ronde sur le paysage comme élément de valorisation des territoires, avec la participation de  :

- Sylvain Denoyelle, président de la Communauté de communes Côtes de Meuse - Woëvre,

- Gérard Meyer, INAO ( Institut National de l'Origine et de la Qualité),

- Jean-Sébastien Laumond, agent de développement Espace et Environnement,

- Léa Tardieu, économiste de l'environnement.

Sylvain Denoyelle a expliqué que pour lui, élu local, s'intéresserau paysage esy une question de bon sens. Le rapport à la nature a changé et dorénavant les habitants recherchent un cadre de vie de qualité pour habiter, travailler, se distraire, etc.... Cette delande des habitants relativement nouvelle nécessite une prise de conscience des élus,afin de développer le territoire de manière harmonieuse avec la nature. Pour cela, le Plan Paysage est un outil remarquable, actuellement mis en oeuvre sur la Communauté de communes ( et la Communauté de communes voisine, qui rencontre les mêmes problématiques). Il a été retenu par le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie il ya deux ans lors de l'appel à projets. Dans ce plan paysage, il y a un volet très important de sensibilisation.

Jean-Sébatien Laumond a retracé l'histoire de la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche, du point de vue paysager. C'est un paysage ordinaire, qui s'est dégradé suite à la crise de l'industrie textile et à la déprise agricoe. Le taux de boisement a fortement augmenté,l'ensolleillement des vallées a diminué, engeandrant un repli des habitants sur eux-mêmes. En matiète d'outils, le plan paysage est la " colonne verébrale" de tout ce qui a été entrepris par la collectivité pour sauvegarder les paysages. L'une de clés de réussite réside dans le choix des élus de faire appel à de l'ingénierie territoriale. L'animation territoriale est très importante, avec la mobilisation d'habitants.  Autre clé de réussite : déclinaison du Plan Paysage intercommunal à l'échelle des communes. Par ailleurs, un groupe d'alus a compris que l'économie, le service à la population sont importants, et que le paysage crée du lien social.

Retrouvez la fiche sur la dynamique intercommunale et la politique paysagère intercommunale de la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche ci-contre.

Et aussi d'autres informations sur le site Internet de la Communauté de communes en cliquant là.

Gérard Meyer a détaillé les mission de l'INAO, établissement public à caractère administratif, qui assure la gestion des produits sous signe de qualité, par exemple AOC, IGP, STG ( spécialités traditionnelles garanties), ou encore labels rouges. L'INAO accompagne les porteurs de projets, contrôle la qualité des produits, assure la communication et la protection juridique vis-à-vis ds usurpations. Lorsque le projet est accepté, il faut délimiter l'aire de production, et c'est là que le paysage joue un rôle. Pour les produits récents, le cahier des charges comporte un chapitre sur les territoires, suite à la réforme de 2008 des missions de l'INAO. Par exemple, pour le maroilles, le maintien des haies dans le pays de la Thérarche est évoqué.

Une production agricole de qualité contribue à créer un beau paysage.

Pour tout savoir sur l'INAO, cliquez ici.

L'après-midi s'est terminée autour d'un buffet de produits du terroir.

Cet atelier s'inscrit dans l'une des trois orientations définie par le Réseau rural lorrain pour la période 2015-2020 : les ressources naturelles comme richesses du monde rural. D'autres ateliers auront lieu sur cette période, sur des thématiques qui restent à définir.

Pour aller plus loin...

Anne Muller, paysagiste présente à cette rencontre, a réalisé un travail sur l'évaluation des services écosystémiques associés aux vergers de Lorraine et leur perception par la population.

Pour lire le document, cliquez ici !

publié le

5 novembre 2015

par :

Fabienne Anquetil