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Quatre états membres réclament un budget ambitieux pour la PAC

L’Espagne, la France, l’Italie et le Portugal vont faire front commun au prochain Conseil des ministres de l’Agriculture pour obtenir l’allocation d’un budget important à la Politique agricole commune (PAC). Un article d’EuroEfe

Le ministre de l’agriculture espagnol, Carlos Cabanas, et ses homologues français, italien et portugais ont  rédigé une proposition commune sur la réforme de la PAC, qu’ils défendront auprès de la Commission européenne et du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE en mars.

Carlos Cabana a déclaré, à l’égard du budget, que « toutes les possibilités sont envisagées » du point de vue agricole, telles que des réflexions sur les conséquences qu’aura le Brexit ou sur les enveloppes budgétaires allouées à d’autres politiques.

La proposition de Günther Oettinger, le commissaire européen au budget, d’augmenter la contribution des États membres au budget de l’UE à 1,1 % de leur PIB pour compenser des facteurs tels que le Brexit est encore en débat.

« À notre niveau (agricole), nous avons convenu que le budget devait être suffisant pour permettre une PAC ambitieuse », a-t-il ajouté.

Les quatre pays s’accordent aussi sur le fait qu’il est essentiel de prévoir « une période de transition adéquate » pour la mise en œuvre de la réforme, offrant des « garanties aux agriculteurs pour éviter les refus de versement des aides ».

Ils partagent également le même avis concernant le maintien de « paiements couplés et découplés » pour la production, tout en restant « flexibles » afin que chaque État membre les destine aux « secteurs les plus stratégiques ». De plus, ils se rejoignent sur la nécessité d’« approfondir » les questions environnementales.

La proposition de la Commission de réforme de la PAC veut, parmi ses principaux points, que les gouvernements assument une plus grande part de responsabilité dans la gestion de la politique, ce qui a soulevé des craintes sur la possibilité de cofinancement ou de nationalisation des aides.

Sur ce point, l’Espagne, la France et le Portugal « ont adopté une position claire d’engagement contre le cofinancement »  et l’Italie a, quant à elle, déclaré qu’elle souhaitait « encore déterminer sa position », selon Carlos Cabana.

publié le

12 février 2018

par :

Camille DJUROVIC