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Le dernier rapport du GIEC annonce +1,5°C pour 2030

Le GIEC (Groupement International d'Experts sur le Climat) est une association de pays créée en 1988 à la demande du G7, dont la mission est "d’expertiser l’information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l’homme”. Pour ce faire, il évalue et synthétise les travaux de recherche des laboratoires du monde entier qui portent sur l'influence de l'homme sur le climat. Il publie le résultat de ce travail périodiquement, dans des rapports. Il est important de souligner que toutes les publications officielles du GIEC ont été approuvées par tous les pays membres (c'est-à-dire tous les pays sauf Taiwan et le Vatican), y compris l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis. Ce qui est dit dans ces rapports peut donc être tenu pour une certitude.

Le dernier rapport publié s'ajoute à ceux sortis en 1990, 1995, 2001, 2007, et 2014, qui validaient l'origine anthropique du réchauffement planétaire (c'est l'activité humaine qui le provoque).

Ce nouveau rapport annonce que la température moyenne de la planète a déjà augmenté d'1°C depuis la révolution industrielle, et qu'au rythme actuel, le réchauffement atteigne 1,5°C entre 2030 et 2052. 1°C semble bien dérisoire, mais rappelons ceci:
aujourd'hui, la température moyenne de la planète est de 15°C. Lors de la dernière période glaciaire, elle était de 10°C. 5°C ne semblent pas constituer une grande différence, pourtant, le niveau de la mer se trouvait 100 m plus bas et l'actuel continent européen était recouvert d'un immense glacier. On peut donc imaginer qu'un monde à + 2°C aurait un tout autre visage que celui que nous connaissons.
En deux mots, ce rapport dit que nous devons engager des actions "rapides" et "sans précédent" pour limiter le réchauffement à 1,5°C. Nous vivons déjà les conséquences du changement climatique, cela ne concerne pas que la génération de nos enfants et les suivantes.

Le Monde a réalisé une infographie qui synthétise les annonces du rapport (voir ci-contre).

Pour agir, les territoires ont de nombreuses possibilités : la démarche TEPOS (territoire à énergie positive) et/ou l'adoption d'un plan PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) comme démarches structurantes.
Mais ils peuvent aussi intégrer les enjeux climatiques dans le PLU, les SCOT, la politique de mobilité, d'urbanisme en :
- participant à la rénovation thermique des bâtiments (premier poste d'émissions de gaz à effet de serre en France),
- favorisant le développement de la mobilité douce (le transport est le deuxième poste d'émissions de gaz à effet de serre en France),
- limitant l'artificialisation des sols,
- encourageant des initiatives résilientes d'adaptation et d'atténuation au changement climatique sur leur territoire,
- etc.

Il y a de nombreuses façons d'agir, de nombreuses solutions ont déjà été mises en place. Vous pouvez en consultez sur notre site (fiches expériences, dossiers thématiques). Mais il faut encore de la volonté politique pour qu'elles se généralisent !


 

publié le

9 octobre 2018

par :

afragnon