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Journée consacrée aux politiques jeunesse territoriales. C'était le 6 janvier 2016

Le Centre de ressources politique de la ville s'est engagé dans l'organisation d'un cycle de rencontres consacrées aux politiques jeunesse territoriales. Retrouvez-en ci-dessous, en liens, et en pièces jointes, quelques éléments de contenus.

Matinée : politiques jeunesse territoriales. Les supports de travail utilisés :
* étude sur les besoins des jeunes en Lorraine (relayée par les partenaires), sur la base de 3 350 questionnaires retournés par de jeunes lorrains de 16 à 30 ans. A noter une surreprésentation d’étudiants (50%), d'urbains (agglomérations de Nancy et Metz ; la moyenne d’âge des répondants est de 20 ans ; Très peu de Meusiens
Citons ici deux pistes d'interrogations suscitées par l'étude :
- les profils, l'expression, les difficultés, les besoins des jeunes en service civique sont étonnamment (?) les mêmes que ceux des jeunes en recherche d'emploi
- si peu d'entre eux vécu des expériences de mobilité internationale (hors famille et séjours de vacances), la plupart y aspirent néanmoins
rapport visible en pièce jointe
* données statistiques sur les jeunes des QPV en Lorraine : powerpoint en pièce jointe
* cadre de référence jeunesse des contrats de ville : en lien ICI
* dernier rapport de l'ONZUS : présentation, synthèse, et rapport complet en lien ICI
* plan priorité jeunesse en Lorraine : en lien à venir
* guide d'aide à l'élaboration d'une politique jeunesse : en pièce jointe
La matinée nous a aussi permis "d'étudier les cas" des politiques jeunesse sur le territoire de l'agglomération de Freyming Merlebach. Les échanges ont mis en évidence :
- des habitudes de portage par les municipalités elles-mêmes de leur propre politique jeunesse (au moins pour les trois communes les plus urbaines de l'agglomération)
- des difficultés pour penser un possible changement d'échelle (passage à l'EPCI, voire jusqu'au bassin de vie de la Moselle Est) semblent (presque) insurmontables, même sur des "objets" pour lesquels le changement d'échelle semble à chacun évidemment nécessaire (transport, accès à l'emploi des jeunes, équipements, logement, loisirs...).
- des dichotomies entre communes rurales et communes plus urbaines (avec QPV) ; et des différences importantes entre les communes urbaines dans leurs politiques jeunesse respectives
Après midi : engagement des jeunes. Les supports de travail utilisés :
* 2 études (l'une de 2011, l'autre de 2014) : en pièces jointes
fruit de travaux portés par plusieurs partenaires (associatifs, entrepreneuriaux, institutionnels) autour de la valorisation des compétences acquises dans un cadre non formel. Ce sont tout autant d'outils favorisant la mise en mots et la valorisation des diverses formes d'engagement des jeunes. Tout autant d'outils pour chaque jeune gonfler sa confiance en soi, affiner et raffermir sa propre image de soi, voire pour se mettre en valeur dans son environnement personnel (cadre familial, recherche d'emploi...). en lien ICI 
Démarrage de la matinée par un rapide brainstorming à partir d'une double question : concevoir et mener une politique jeunesse à l'échelon intercommunal : que d'obstacles ! quels leviers ?
La contribution des participants :

OBSTACLES

LEVIERS

Dimension politique

La volonté politique

Moyens financiers

La contrainte législative

Compétences

L’évolution législative des EPCI

Coordination entre les acteurs et communication

La communication

Habitudes (chacun reste dans son pré-carré)

Expliquer, impulser, rencontrer

Manque d’uniformité

Travailler sur la mobilité des jeunes à l’intérieur même de l’EPCI

Pas d’existence de service jeunesse à priori

En même temps, en créer ne risque-t-il pas de sectoriser ?

Manque de coordination. Mais qui doit coordonner ?

Définir qui fait quoi ?

Le territoire intercommunal en tant que tel (beaucoup de différences)

Manque de transversalité, de passerelles

Démarrage de l'après-midi par un rapide "débat mouvant" autour d'une assertion à débattre : les jeunes s'engagent moins qu'avant. La contribution des participants :
S’engagent moins car repli sur soi : zapping / pas d’intérêt collectif
Engagement plus virtuel que physique ; Moins formel
Les formes de l’engagement changent --> Il faut changer nos pratiques, et nos regards en conséquence
Les échanges de la matinée ont beaucoup été orientés sur les jeunesses qu'on pourrait qualifier de "victime" ou "menace". L'après midi devait faire la part belle aux jeunes "ressources"... Mais nous avons pu mesurer à quel point cette posture, ce regard, était parfois difficiles à initier, à assumer, par les acteurs de la jeunesse. 
Les échanges ont permis d'en savoir plus sur le service civique, le Forum régional de la jeunesse, l'AFEV...
L'engagement des jeunes diffèrerait globalement aujourd'hui "d'autres époques", porté sur l'envie d'être utile, quitte à "papillonner" autour de différentes actions, sur différents engagements, plutôt que l'envie de défendre une même cause dans la durée (engagement "post-it").
Après cette journée d'échanges, le FRL et le CPL (avec la très précieuse coopération de l'association locale Banlieus'Arts) ont rencontré une quinzaine de jeunes du quartier pour évoquer leurs besoins et leurs projets personnels et collectifs.